Quand on effeuille l’oignon

Certains diront : drôle d’idée de comparer un oignon et un livre !

Même geste : l’oignon est déshabillé (langoureusement ?) pelure après pelure ; le livre est effeuillé (langoureusement aussi ?) page après page.

Réactions similaires ? Quand  l’oignon dévoile sa nudité, les larmes commencent à perler ; le livre se découvre peu à peu : pleurs, mais aussi différence – rires, sourires, révolte … Émotions …

Peut-on assembler leurs particularités ? Difficile ?

La solution a été imaginée par le groupe Magnus Ferreus. L’ Onion Note n’est pas vraiment un livre, mais un carnet dont les pages sont infusées de propanthial : cette molécule, présente dans le bulbe, est responsable de nos larmoiements lorsque nous le cuisinons. Si nous écrivons sur ce papier imbibé, le gaz s’évapore ; et nos larmes jaillissent …

Si le concept était appliqué aux ouvrages, qu’on soit ou non ému par, par exemple, Emma Bovary, on pleurerait de toutes façons face à un “chagrin d’oignon”. On attend maintenant que Magnus Ferreus découvre cette fois-ci d’autres substances qui provoqueraient la joie, le rire … Entre rires et larmes.

 

 

 

 

 

http://dozodomo.com/bento/2014/07/23/the-onion-note-cahier-fait-pleurer/